CMS (Content Management System)

Article abordant la notion content management system

Les sites de vente en ligne, ou plus communément appelés e-commerce, sont en forte croissance depuis ces dernières années.

Notre consommation quotidienne ayant fortement évoluée, nous passons de plus en plus de commandes depuis notre ordinateur ou smartphone, délaissant l’achat dans les boutiques physiques de proximité.

Le numérique nous a aussi permis de nous rapprocher de certaines denrées qui étaient, jusqu’à présent, impossible d’obtenir sans se déplacer physiquement.

Les boutiques en ligne fleurissant à vitesse grand V, on est en droit de se demander comment tout cela est possible et si il est simple de monter une boutique pour soi ou pour un client.

Une partie de la réponse se cache dans la notion de CMS.

Les CMS

Peu connu, le mot CMS signifie en anglais Content Management System, ou système de gestion de contenu dans la langue de Molière.

Lorsqu’on parle de Content Management System, souvent, on parle de WordPress qui est LA référence dans le milieu du numérique.

C’est finalement un logiciel qui va nous permettre de nous concentrer sur la gestion du contenu du site tout en facilitant la partie création graphique et mise en place.

Spectre d’utilisation

L’application de Content Management System est assez générique pour pouvoir s’adapter à n’importe quel type de contenu ou de boutique, et fournira tous les outils nécessaires à la bonne gestion. Par exemple, pour du blogging, on se tournera vers WordPress qui embarque de nombreux outils autour de l’écriture d’articles comme les tags, les pages de présentation ou encore les menus. Et tout ceci sera disponible depuis une interface simple et épurée que n’importe quel néophyte comprendra et saura maîtriser rapidement.

Il sera ensuite possible d’étendre les fonctionnalités de base grâce à des extensions gratuites ou payantes.

Du côté du visuel, on retrouvera de nombreux thèmes, c’est à dire des visuels qui ont été déjà développés, et qui permettent de modifier facilement certaines parties comme les titres, les couleurs, la disposition des éléments ou encore les photos utilisées.

Les thèmes seront soient gratuits soit payants et on les retrouvera directement sur des sites spécialisés ou créer sur mesure par une société experte dans ce domaine.

Son utilisation permet donc un gain de temps non négligeable et surtout permet d’éviter de réinventer la roue, par contre, il aura aussi quelques inconvénients. Lorsqu’on souhaite répondre à un maximum de besoins, on développe et on utilise un outil très générique, cela signifie que dans notre utilisation certaines choses ne seront pas utiles et peuvent venir alourdir inutilement notre site et ralentir la navigation de nos utilisateurs.

CMS eCommerce

J’ai parlé précédemment de WordPress qui est définitivement le leader dans le domaine du blogging, si bien que maintenant de nombreuses agences web l’utilisent pour créer des sites vitrines et permettre au client, par la suite, de modifier eux-mêmes le contenu de leur propre site.

Les Content Management System eCommerce vont être très intéressants car ils vont permettre, de la même manière que pour du blogging par exemple, de pouvoir rapidement monter une boutique utilisable.

Ils mettront à disposition les fonctionnalités de bases à savoir la gestion du panier, la gestion du catalogue, la gestion des commandes, la gestion des modes de livraisons ou encore les méthodes de paiement. De nombreuses choses qui peuvent être extrêmement gourmandes en temps de développement lorsque l’on souhaite réinventer la roue.

Le choix d’un CMS eCommerce est extrêmement important et crucial pour ne pas se retrouver bloquer dans la croissance de sa boutique et de son entreprise.

Les 2 points à prendre en compte pour moi sont la taille du catalogue et les extensions nécessaires.

Par exemple, pour vendre sur les places de marché comme Amazon, Shopify dans sa version actuelle ne le permet pas (au moment où je rédige l’article, la fonctionnalité est déployée dans certains pays spécifiques)

De la même manière, si notre catalogue possède plus d’une centaines de milliers de référence, je ne recommenderais pas l’utilisation de système comme Shopify ou WooCommerce, de part leur architecture. On préfèrera opter pour Prestashop ou un équivalent.

Passons maintenant à la présentation des 3 leaders du marché: Prestashop, WordPress & WooCommerce et Shopify

Prestashop

Prestashop est l’un des systèmes les plus connu et les plus utilisé.

Développée et déployée depuis 2007, la solution est basée sur le framework PHP Symfony et surtout Française !

Outre le fait qu’il soit open source, qui est un avantage énorme, Prestashop possède une véritable communauté sur laquelle on peut s’appuyer pour les problèmes courants mais aussi spécifiques, ce qui en fait naturellement un véritable point fort.

À mon sens, Prestashop sur-classe ses concurrents lorsqu’il est utilisé sur des catalogues de produits volumineux à savoir plus de quelques milliers de produits mais surtout lorsque le nombre de produits dépassent les dizaines voir les centaines de milliers.

En dessous, je trouve son installation inutile et trop difficile à personnaliser. Je m’explique !

Souvent, lorsqu’on possède un petit catalogue de produits, on souhaitera créer une identité visuelle extrêmement forte pour le mettre en valeur tandis que lorsqu’on a des dizaines ou des milliers de produits, c’est que souvent, nous sommes un fournisseur ou un revendeur de marques connues. L’identité visuelle est évidemment toujours importante, cependant, son impact sera différent puisque le consommateur achètera sur ce type de boutique un produit nationalement voir mondialement connu.

L’identité visuelle sera donc plutôt là pour rassurer du sérieux du site plutôt que du sérieux de la marque tandis que sur une boutique de créateur, l’identité devra rassurer le client sur le sérieux du site mais aura aussi pour objectif de donner envie au consommateur d’acheter le produit qu’il ne connait pas et qui n’est pas porté par un grand groupe.

C’est pour cela que WordPress ou Shopify excellent sur les petits catalogues car ils ont une forte capacité à créer des visuels extrêmement attractifs ce qui est plus difficilement le cas avec Prestashop.

La gestion des extensions est assez simple, cependant, la quasi totalité de ces dernières seront payantes et souvent à des prix proche ou dépassant les cents euros (parfois même allant au-delà)

Enfin, il sera assez simple de connecter son catalogue aux différentes places de marché comme Amazon, ManoMano, CDiscount, Fnac, PriceMinister ou encore Ebay. Tout sera synchronisé de manière automatique entre le catalogue Prestashop et le catalogue de la place de marché permettant l’automatisation d’un maximum de processus.

Prestashop est une application qui sera nécessaire d’installer sur un serveur que l’on administre ou que l’on fait administrer.

WooCommerce

WordPress étant un CMS dédié au blogging, la communauté à rapidement vu la possibilité de dévier son utilisation pour un site de vente en ligne. C’est ainsi qu’en 2011,

2 développeurs ont décidé de développer une extension nommé WooCommerce qui permettrait d’ajouter toutes les fonctionnalités manquantes à WordPress pour en faire une véritable plateforme de ventes en ligne.

WooCommerce a par la suite été racheté par la société qui édite et diffuse WordPress, à savoir Automattic.

Basé sur les chiffres, WooCommerce représente pas loin de 25% des sites de vente en ligne présents sur internet (appliquable sur le top 1 million des sites les plus fréquentés) contre 20% pour son concurrent direct Shopify.

C’est est l’une des multitudes d’extensions disponibles et installables sur WordPress. Contrairement à Prestashop, le catalogue de plugins est quasiment entièrement gratuit cependant la plupart de ces petites applications sont livrées avec une version freemium qui répondra souvent aux besoins basiques et une version premium avec abonnement qui permettra d’aller plus loin. (mais qui reste non obligatoire)

Comme évoqué dans la partie Prestashop, WordPress & WooCommerce seront une combinaison véritablement efficace sur des boutiques demandant une véritable personnalisation, une véritable identité visuelle puisque WordPress est hautement graphique grâce aux thèmes déjà disponibles sur internet.

Tout comme Prestashop, il faudra installer sur un serveur que l’on administre ou que l’on fait administrer notre WordPress. Il est aussi intéressant de noter qu’il est open-source et utilise le langage PHP.

Shopify

Shopify est fait et destiné nativement à du eCommerce, contrairement à WordPress qui est à la base fait pour du blogging. En quelques mois, la plateforme est devenue un véritable incontournable dans la création de boutique en ligne.

L’effervescence autour du dropshipping vers la fin de l’année 2019 et le début de l’année 2020 a été, à mon sens, un véritable tremplin pour la société Canadienne.

Contrairement à ce que l’on pourrait croire, Shopify ne date pas d’il y a seulement 2 ou 3 ans mais a été conçu en 2006 pour répondre à des besoins non comblés à cette époque.

Tout comme WordPress, Shopify est extrêmement graphique, mais il surpasse ce dernier dans sa prise en main et sa facilité déconcertante à créer et concevoir des interfaces visuellement attrayantes.

Le SaaS, point fort ou point faible ?

Cependant, son mode de fonctionnement en SaaS représente son véritable point fort parfois vu comme un point faible. Cet acronyme signifie Software as a Service, c’est à dire que la société met à disposition son logiciel comme un service, elle va donc louer le système.

Exit le besoin de devoir administrer un serveur, de devoir administrer une base de données ou pire de devoir gérer la montée en charge des serveurs durantles périodes de fortes affluences. Tout est pris en charge dans l’abonnement permettant ainsi de se consacrer sur le coeur de la boutique à savoir le catalogue produits et le contenu textuel.

Malheureusement, ce service à un prix qui peut rapidement être élevé et surtout rédhibitoire si les marges que la boutique peut faire ne sont pas importantes. En effet, en plus de l’abonnement à 29$ par mois, la plateforme prendra une commission entre 0,5 et 2% par vente

La plupart des extensions fonctionnent sous le même format que WordPress à savoir une partie des fonctionnalités gratuites et une seconde partie disponible contre un abonnement. Mais là encore, le concept va un peu plus loin. Les abonnements seront souvent beaucoup plus abordables que sur WordPress mais en contre-partie les éditeurs auront la possibilité de prendre des commissions sur chaque vente, effectuée ou non grâce au plugin.

On peut rapidement se retrouver avec une addition salée à la fin du mois si le nombre de plugins et de commandes sont importants.

Contrairement à WordPress et Prestashop, il sera difficile d’accèder au cœur de Shopify puisqu’il n’est pas open-source.

Conclusion

Le domaine de la vente en ligne est un domaine à part entière. Le choix de la plateforme est un choix stratégique décisif qui peut avoir de véritables répercussions sur le long terme.

Chaque CMS possède aujourd’hui des caractéristiques qui lui sont propres et il est important de bien les comprendre avant de faire son choix.

Il est important de noter que Shopify possède plus de difficulté à se positionner grâce à la SEO contrairement à WordPress ou Prestashop. D’ailleurs, le SEA, à savoir de la publicité au travers des différents réseaux sociaux, représente le canal le plus utilisé pour la plupart des boutiques Shopify aujourd’hui.

La taille du catalogue produits sera un point déterminant pour le choix du Content Management System, tout comme le type de produits que l’on vendra et la nécessité d’avoir une identité visuelle forte ou non.

Thomas C

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